Die Geschichten

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Geschichten außerhalb des Wettbewerbs

Les jumelles de théâtre

2012-04-27 183527photo jumelles

Tout commença un soir d'hiver. Nous étions tous rassemblés chez ma grand-mère pour les vacances. J'étais en train de me contruire une cabane dans le grenier. En fouillant à la recherche d'un drap, j'ai découvert une vieille boîte poussiéreuse et une petite clé accrochée par un cordon. Emporté par ma curiosité, je saisis la clé et la fit tourner dans la serrure. La boîte s'ouvrit et je pus voir à l'intérieur une enveloppe jaunie et des jumelles de théâtre. Je commençais par prendre l'enveloppe. À l'intérieur se trouvait une lettre écrite à mon arrière-grand-mère par une de ses amies Bérengère Martin.

Je transcris ici sa lettre d'adieu :

                                                                    Paris le 20 novembre 1944,
"Ma chère Anne-Marie,
Je ne sais si je te reverrai un jour .Je quitte Paris de crainte d'être bombardée. Je vais me réfugier chez une cousine en Corse. J'espère que toi aussi tu seras en sécurité. En gage d'amitié et pour que tu ne m'oublies jamais, je t'envoie mes jumelles de théâtre qui te rappelleront les bons moments passés ensemble.
Garde espoir,
Ton amie Bérengère"
Reposant doucement la lettre, je pris les les jumelles, m'allongeais sur mon lit et les regardais attentivement. Puis je partis à la recherche de ma grand-mère. Cette dernière me raconta l'histoire de ces jumelles. Je remontais dans ma chambre, fermais les yeux et rêver de rencontrer les propriétaires de ces jumelles. Je me concentrais et je fus projetée plusieurs années en arrière. Je me trouvais assis sur un fauteuil de velours. Près de moi, un siège vide et dessus les jumelles de théâtre. Arriva près de moi une jeune fille habillée d'une robe de mousseline rose. Près de moi s'élevait la gracieuse silhouette de mon arrière grand-mère. Tout d'un coup la salle tomba dans l'obscurité et le ballet du lac Des Signes commença. Puis je fus projetée dans une salle plus vaste là commençait le ballet de Casse-Noisette. J'ouvris les yeux. Le cadeau de Bérengère était fabuleux. Je me représentais très bien tous les spectacles auquels elles avaient été conviées. Me relevant, je courus vers l'armoire pour voir si elle ne contenait pas d'autres trésors. En levant cartons et draps je vis une autre boîte. Que contenait elle ? Je l'ouvris et vis la robe de mousseline dont m'aviat parlé ma grand mère. Je la revêtis et je sentis très proche de cette gracieuse dame.

 

Victoire, 12 ans, apprend l'allemand depuis 3 ans et est en 5ème au Collège Sacré-Cœur de Vannes (Bretagne).

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Le cygne de mon arrière-grand-mère

2012-04-30 225346HannahPreu-cygne

Quand j'étais petite, mon arrière-grand-mère m'a donné un cygne en plastique. Il était transparent avec plein de boules colorées et de l'eau à l'intérieure. Je ne me souviens plus quand et pourquoi elle me l'avait donné, mais je sais qu'à l'époque, ce cygne avait de l'importance pour moi. Je l'utilisais pour jouer et m'amuser avec.

Mon arrière-grand-mère et moi, nous étions souvent ensemble et je lui rendais souvent visite. Quand j‘avais quatre ans, elle a dû se rendre à l’ hôpital. Je l'ai visitée une fois. En octobre 2001, elle est morte. Je ne suis pas allée à son enterrement, mais j'ai visité sa tombe après.

Depuis, je croyais avoir perdu le cygne. Quand je n'y pensais plus, un jour il y a quelques mois, je l'ai retrouvé. Maintenant il a trouvé sa place dans ma chambre. Nous ne parlons pas beaucoup de mon arrière-grand-mère et nous ne visitons plus souvent sa tombe, mais mes souvenirs me resteront toujours.

Dans le cygne, il n’y a plus d’eau et il y manque un bout, mais je le trouve aussi beau qu'il y a onze ans.

 

Hannah, 16 ans, apprend le français depuis 5 ans et est en classe 10B à la Europaschule à Langerwehe (Rhénanie-du-Nord-Westfalie).

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La bague à la pierre noire

2012-04-30 223227Sejla Sendro la bague

Pour le dix-neuvième anniversaire de mon père, ma grand-mère lui a offert une bague dorée avec une pierre noire. Mon père l'a portée pendant beaucoup d'annés.

Un jour des ans plus tard, mon père a porté du charbon à la maison. Mais il n'a pas remarqué que la pierre noire de la bague n'était plus là. Quand ma grand-maman a vidé le seau contenant le charbon, elle l'a trouvée et l'a redonnée à mon père. Cela lui est arrivé encore deux fois d'avoir perdu la pierre et chaque fois ma grand-mère à trouvé la pierre noire.

En 1992, la guerre en Bosnie a commencé. Tous les habitants ont caché leurs objets de valeur. Ma grand-maman a mis les nôtres dans une boîte et elle l'a enterrée sous un cerisier. Il y avait aussi la bague de mon père.

Dix ans plus tard, ma grand-mère est retournée en Bosnie pour retrouver la caisse avec la bague. Elle s'est souvenue du cerisier où elle l'avait enterrée.

Quand ma grand-mère nous a rendu visite en Allemagne, elle a donné encore une fois la bague à mon père.

Et à chaque que mon père sort cette bague de la boîte, il me raconte cette histoire.

 

Sejla, 16 ans, apprend le français depuis 5 ans et est en classe 10B de la Europaschule à Langerwehe (Rhénanie-du-Nord-Westfalie).

 

 

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La tasse :: Die Tasse

2012-05-02 192840DSCF3016 Tasse

 

La journée était très pluvieuse, quand même ma mère m’a envoyée, pour aller chercher de la documentation pour son travail au grenier. J’ai été déjà mille fois dans le grenier, et je pensais que je trouvais de la documentation très vite parce que ma mère a déposé sa documentation il y a seulement six semaines.

Après un certain temps, j'ai déjà cherché longtemps, je voulais abandonner, mais alors il m’est venu à l’esprit, j'ai eu un placard massif dans le dos. Mais mes espoirs n'étaient pas très grands, ce qui a été confirmé. Il y avait accroché une robe de mariée vieille, et une paire de chaussures qui ne semblait hier nouvelles. Je voulais juste fermer le placard quand j'ai découvert une petite boîte. Il était tout juste du papier. Rien de spécial, mais sur de plus près, j'ai vu que c’était des papiers de 1944, l'année et l'endroit où ma grand-mère est née. Je voulais regarder le journal qui l'enveloppait et qui comprenait une tasse. J'ai vu une belle tasse d'or avec un motif en filigrane. A en juger le poids elle devait être la porcelaine véritable, et non une imitation bon marché.

Avec ce trésor trouvé, je me suis dépêché de descendre. Ma mère rangerait. Je lui ai demandé si elle connaissait cette tasse, mais elle m’a dit non. Quand elle a mis sa robe dans le placard qui était vide, ma mère m'a dit que ma grand-mère, qui habite à côté pourrait savoir quelque chose. Quand j'ai couru chez elle, j'ai vu qu'elle n'était pas là. Donc, j'ai dû attendre. Ma mère, quant à elle, avait trouvé des choses, mais qui n'étaient plus dans le grenier. Mon but était d’observer le carton à nouveau pour voir si quelques chose était caché, mais cela ne semblait pas être le cas. Après une demi-heure de patience ma grand-mère est rentrée encore là. Et je lui ai demandé à propos de la tasse. Elle m’a dit qu'il s'agissait d'une tasse de l'armoire dans le salon, dont elle avait, malheureusement, à cause d'un accident tragique, seulement cinq. Nous sommes tous allés à l'armoire, mais nous avons réalisé que c'était la sixième tasse, qui manquait ...

Comme ma grand-mère m'a raconté l'histoire de la façon dont la sixième tasse a disparu: Elle faisait partie de l’héritage de la famille, et était unique. Déjà mes arrière-arrière-grands-parents la possédaient. Mais ma grand-mère a été ruinée pendant la guerre, puis une tasse. Et car il n'y a que cinq tasses ...

Nous ne savons pas encore comment la coupe est venue dans notre grenier, surtout depuis qu'elle a été détruite sous les yeux de ma grand-grand-mère. Peut-être que je vais en hériter un jour, mais alors ce sont nécessairement 6 tasses.

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Der Tag war sehr regnerisch, und trotzdem verdonnerte mich meine Mutter einige ihrer Unterlagen für die Arbeit vom Dachboden zu holen. Ich war schon tausendmal dort oben, also dachte ich, ich würde sehr schnell fündig werden, denn meine Mutter hatte sie erst vor einigen Wochen nach dort oben gestellt.

Nach einiger Zeit, ich hatte schon alles durchsucht, wollte ich aufgeben, doch dann kam mir in den Sinn, das ich den massiven Schrank ganz hinten auf dem Dachboden noch nicht durchsucht hatte. Doch meine Hoffnungen waren nicht besonders groß. Und das bestätigte sich. Es hing nur das alte Brautkleid darin, und ein Paar Schuhe, die nicht wirklich neu zu sein schienen. Ich wollte gerade den Schrank schließen, als ich eine kleine Schachtel entdeckte. Es befand sich nur lediglich Zeitung darin. Nichts Besonderes, beim näheren betrachten aber, sah ich das diese von 1944 stammte, also aus dem Jahr wo meine Großmutter geboren ist. Ich wollte mir die Zeitung näher anschauen, und wickelte sie ein wenig aus, und darunter kam eine Tasse zu Vorschein. Ich sah eine wunderschöne Tasse, mit filigranem Muster aus Gold. Dem Gewicht zu urteilen musste es echtes Porzellan sein, und keine Billige Nachbildung.

Mit diesem gefundenen Schatz, eilte ich die Treppe hinunter. Meine Mutter war gerade dabei ein paar Sachen beiseite zu räumen. Ich fragte sie ob sie die Tasse kennen würde, doch diese verneinte. Als sie ihr Kleid in den Schrank gehängt hat war dieser leer, darauf schwor sie. Meine Mutter sagte mir, dass meine Großmutter, die nebenan wohnt eventuell etwas darüber wüsste. Als ich zu ihr lief, musste ich leider feststellen, dass sie nicht da ist. Also musste ich mich gedulden. Meine Mutter hatte mittlerweile ihre Sachen gefunden, die doch fälschlicherweise nicht mehr auf dem Dachboden lagen. Ich hingegen, wollte den Karton noch einmal genauer unter die Lupe nehmen, und schauen ob darin noch mehr versteckt gewesen ist, doch dem schien nicht so. Nach einer halben Stunde des Geduldens war meine Oma wieder da. Und ich fragte sie über die Tasse aus. Diese behauptete, dass es eine Tasse aus dem Schrank im Wohnzimmer sei, wovon sie leider wegen eines tragischen Unglücks nur noch 5 besitzen würde. Wir gingen gemeinsam zum Schrank, doch wir mussten feststellen, dass es die 6. Tasse war, die die ihr fehlte …

Da erzählte mir meine Oma die Geschichte, wie die 6. Tasse verschwunden ist: Es war ein uraltes Familienerbstück, und ein Unikat noch dazu. Selbst meine Ururgroßeltern sollen sie schon besessen haben. Doch meiner Urgroßmutter wurde damals während des Krieges eine Tasse kaputtgemacht. Und seitdem gibt es nur noch 5 Tassen…

Wir wissen bis heute nicht wie die Tasse auf unseren Dachboden gekommen ist, zumal sie vor den Augen meiner Urgroßmutter zerstört wurde. Vielleicht werde ich sie eines Tages auch erben, aber dann werden es ganz bestimmt 6 Tassen sein.

 

Sarah Marie, 15 ans, apprend le français depusi 4 ans et est en classe 9c de la Eichenschule à Scheeßel, près de Rotenburg (Basse-Saxe).

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Le Boubou de mon arrière-grand-mère

 2012-05-02 160045Le Boubou

Mon arrière-grand-mère est originaire de Guinée Conakry. Moi-même je suis Guinéenne (côté maternel) et Allemande (côté paternel).

Dans de nombreux pays d’Afrique de l’ouest, les femmes portent des sortes de longues robes très amples appelées Boubou.

Ma grand-mère étant partie en France pour étudier, elle laissa mon arrière-grand-mère seule avec cinq enfants dont ma mère qui était alors âgée de 11 ans. L’argent que ma grand- mère envoyait n’était pas suffisent pour subsister aux besoins de la famille restée de l’autre côté du continent; alors sa mère commençât un travail  pour nourrir ses petits- enfants : celui de teinturière de tissus.

Pour cela elle devait acheter un tissu en coton blanc appelé Bazin. Il faisait environ 3m sur 2m. Une fois le tissu acheté elle le teignait de toutes sortes de couleurs…  Pour faire ceci elle prenait comme une sorte de Tampon ayant le motif qu’elle souhaitait et trempait celui-ci dans la couleur pour ensuite l’imprégner sur le Bazin.

Elle utilisait aussi la technique de teinture par réserve.  Cette technique consiste à faire des nœuds sur le tissu, à tremper le tissus dans la couleur puis à la fin, à enlever les nœuds et le motif apparaissait. Ensuite elle posait des «fixateurs» faits à base d’écorces et de plantes qui fixaient la couleur sur le tissu. Puis elle l’emmenait chez des hommes qui battaient le tissus avec de l’amidon à l’aide d’un gros bout de bois et après cette opération le tissus devenait dur et lisse (brillant).

Après ceci elle l’emmenait chez une couturière qui transformait ce tissu en Boubou. Elle a fait ceci au moins un million de fois et elle en a créé un pour ma mère (de couleur ocre et violet) et quand je serais plus grande il m’appartiendra et  je suis déjà pressé de savoir comment il m’ira.

 

Clara, 12 ans, apprend l'allemand depuis 4 ans et est en 6ème à l'Ecole Massillon à Paris (Île-de-France).

 

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L'horloge en bois

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Autrefois, mes grands-parents habitaient dans une maison avec un grand salon. Et sur la paroi du salon, il y avait une horloge en bois. J'allais souvent chez mes grands-parents et passait la nuit chez eux. Et toujours quand je me reveillais après avoir passé la nuit sur le sofa dans le salon de mes grands-parents, je voyais l'horloge en bois.

Ma grand-mère me racontait souvent des histoires en s'assoyant sur le sofa à côté de moi. Ces contes duraient souvent un quart d'heure et j'adorais les écouter.

Je me souviens qu'un jour quand ma grand-mère m'a raconté une histoire et puis elle est allée à la salle de bains. Pendant qu'elle avait quitté le salon, j'avais remis l'horloge en arrière. Quand elle est revenue, elle a regardé l'heure et a dit: Il y a encore le temps pour une autre histoire. J'était toute contente.

C'étaient des temps heureux. Et aujourd'hui, l'horloge en bois pend à la paroi de notre salon. Chaque fois que je regarde l'horloge, je me souviens du bon temps passé ensemble avec mes grand-parents.

 

Raja, 16 ans, est en classe 10 B de la Europaschule à Langerwehe (Rhénanie-du-Nord-Westfalie).

 

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L'ange gardien

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A la campagne près de Francfort dans le petit village Mühlenburg, Léonie (13 ans) est avec ses parents et ils rendent visite à ses grands-parents Mathilda et Otto Mischke.

« Bonjour mamie », dit Léonie.

« Salut mes chéris », dit la grand-mère de Léonie, « je suis très contente que vous êtes venus. Léonie, j'ai une surprise pour toi pour tes bonnes notes à l'école. »

« Merci beaucoup mamie », répond Léonie, « mais qu'est ce que c'est ? »

Mamie: « C'est un ange gardien qui est extraordinaire et merveilleux. Il porte le bonheur pour toi. L'ange gardien vient de Paris et il voudrait bien t'accompagner pour revoir la Tour Eiffel. »

Papi : « Il te protège à Paris cet été. »

Mère et père : « Merci, quelle bonne idée ! Et nous avons aussi une autre surprise pour toi »

Léonie: « C'est un sac à main rouge ! Merci beaucoup ! Il est très beau. »

Père : « Tu peux mettre l'ange gardien dans ton sac quand nous allons à Paris. »

Léonie : « Très bien, je le mets là dedans. Je suis très heureuse d'aller à Paris ! »

L'avion est au-dessus de Paris. Léonie regarde par la fenêtre et elle voit la Tour Eiffel, la Seine, le Sacré Cœur et beaucoup de maisons et bureaux parisiens. Le sac rouge avec l'ange gardien est juste à coté de la fenêtre.

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Notre grand-père et les pommes de terre

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Le 8 mai 1945, le jour de la capitulation de l'Allemagne, notre arrière grand-père amène Opi qui a onze ans avec son frère à la ferme au Westerwald. Ils marchent pendant deux jours pour faire 60 km et poussent leurs bagages à vélo.

Les temps sont durs, la famille est grande et il y a de nombreuses bouches à nourrir. Les deux frères iront dans deux fermes pour y travailler :

- Le matin, Opi doit enlever le fumier.

- Puis il amène les vaches dans le pré.

- Il bat la crème pour faire du beurre.

- Il ramasse les betteraves.

- Il tient la vache et le fermier le taureau, quand les bêtes s' accouplent. (Ce n'est pas une blague !)

- Il sème les patates dans la terre.

Opi restera jusqu'au mois d'octobre et peut manger à sa faim, surtout des pommes de terre ! Il devient un jeune homme, qui reprend des forces. Pendant ce temps il ne poursuit pas sa scolarité, car son école a été détruite par les bombardements.

Aujourd'hui encore notre grand-père aime manger des pommes de terre, qu'il achète à la ferme dans son village, qui se trouve dans le Nord de l'Allemagne. Là-bas il y a même un « Kartoffelhotel », où on peut faire des cures pour mincir !

Quand on est en vacances chez Opi, on mange Kartoffelsalat, Kartoffelklösse, Kartoffelpuffer etc... Quand il vient chez nous en France, ma mère lui prépare un gratin dauphinois. Nous ce qu'on préfère, c'est les pommes frites.

P.S. A l'âge de vingt ans notre Opi a conduit une locomotive mais c'est une autre histoire...

 

Lucas et Nils, 13 ans, sont frères et franco-allemands. Ils sont en 4ème au Collège Jean Moulin à Lyon (Rhône-Alpes).

 

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La crapette

2012-04-29 201819 crapette web

 

La crapette ? Mon jeu préféré. Mon grand-père m’avait appris à y jouer dès mes 5 ans. Au début, il me laissait gagner, mais je n’aimais pas remporter une gloire qui ne m’appartenait pas. Cela faisait le principal sujet de nos discussions… Petit à petit, je m’améliorais. Vînt alors le jour où il m’offrît mon premier jeu de cartes. Je me souviens encore de la joie qui s’était emparée de moi rien qu’en mélangeant précautionneusement ces simples bouts de papier, sous le regard pétillant de mon adversaire. Le jeu commence. Crapette ! Nouvelle manche. Crapette ! Ma main devenait rouge à force de frapper sur le meilleur tas de cartes… Crapette ! J’ai presque fini… As, roi, dame, roi, dame, valet. CRAPETTE ! J’ai gagné ! J’ai gagné ! J’AI GAGNÉ ! Ma première victoire ! J’étais totalement ivre de bonheur. Grand-père riait aux éclats en me regardant danser et chanter à tût tête. Il était déjà tard mais une idée me venait à l’esprit… Papy, sais-tu jouer au tarot ? Non ? Et bien viens Papy, maintenant, c’est à moi de t’apprendre…

 

Sophie, 14 ans, apprend l'allemand depuis 4 ans et est en 3ème au collège Jean-Paul II à Ploemeur (Bretagne).

 

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La vieille montre de poche

2012-04-29 221322Lepine Taschenuhr web

 

Dans mon histoire, il s’agit d’une vieille montre de poche avec des chiffres romains et sans capot de protection, du 19ième siècle, faite par l'horloger français Jean Antoine Lépine.

Malheureusement, elle ne fonctionne plus. Elle a probablement peu de valeur matérielle mais pour ma famille, elle a encore une grande importance.

Depuis des générations, cette montre est dans la propriété familiale et elle est toujours léguée de père en fils. Le dernier propriétaire de la montre était mon arrière-grand-père Ernst.

Au début de l’année 1941 mon arrière-grand-père Ernst a rencontré ma grande-grande-mère Irma. La jeune femme belle avec des cheveux roux et le grand homme mince sont tombés amoureux. A l’époque mon arrière-grand-père avait 26 ans et mon arrière-grand-mère avait 21 ans. A cette époque des guerres terribles, des deux rêvaient d’un avenir en paix et qu’ils pouvaient partager.

Mais leur bonheur était de courte durée. Sur les champs de bataille de l’Europe, beaucoup de soldats sont morts dans la seconde guerre mondiale. Ernst a également été incorporé dans un régiment qui est parti pour la Russie. Avant son départ, les deux se sont mariés et ils se sont juré fidélité éternelle. Il a dit : "Ma chère, je reviendrai ! Garde ma montre de poche, elle te portera bonheur et tu te souviendras de moi quand tu la regardes." Il l’a embrassé.

Bientôt Irma lui a écrit qu’elle attendait un bébé. Les deux étaient très heureux et ils attendaient de se revoir. La situation des soldats allemands en Russie est devenue désespérée pendant ce temps. Les lettres d’Ernst étaient rares. Irma était très seule. Souvent elle regardait la montre de poche dans son main et elle commençait à pleurer amèrement. Mais elle espérait toujours le revoir de son mari bien-aimé. Elle était sure : Aussi longtemps que la montre de poche fonctionne, il est vivant et il revient.

Le jour de Noel 1942 le bébé est né. Irma a immédiatement écrit la bonne nouvelle de la naissance de leur fille à Ernst. Elle n’a jamais reçu de réponse. Le 2 févier 1943 Ernst est mort à Stalingrad. Les aiguilles de la montre se sont arrêtées pour toujours. Ma grand-mère n’a jamais rencontré son père. Irma n’a presque jamais parlé de lui.

Elle a gardé son souvenir dans son cœur. Les lettres et les photos ont été perdues dans le chaos de la guerre, tout sauf la montre française ! Malgré les circonstances difficiles, mon arrière-grand-mère n’a jamais été séparée de cette montre qui est le souvenir de son grand amour.

Beaucoup de temps est passé, beaucoup d’événements se sont passés, des blessures de la guerre ont été guéries et des souvenirs se sont estompés. Mon arrière-grand-mère Irma est morte depuis longtemps. Elle a donné la montre à sa fille, ma grand-mère Herta. Après ma mère, je la recevrai. Je garderai et je chérirai la vieille montre de poche.

On n’a jamais pu réparer la montre. Elle est morte pour toujours comme mon arrière-grand-père.

 

Marion, 16 ans, apprend le français depuis 3 ans et est en 10ème classe du Gymnasium der Schulstiftung Seligenthal à Landshut (Bavière).

 

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